La vigueur du marché immobilier en a surpris plus d’un cette année. La progression de l’emploi a plus que compensé le ralentissement qu’auraient pu causer les resserrements hypothécaires.

Avec la fin de l’année qui approche, il est maintenant le temps de voir ce que 2018 nous réservera. Quels sont les facteurs à surveiller  sur le marché immobilier?

 

L’emploi soutiendra la demande de logements

Le taux de chômage (5,4% en novembre 2017 selon les données publiées par Statistique Canada) n’a jamais été aussi bas au Québec depuis qu’il est calculé, c’est-à-dire 1976. L’emploi devrait continuer d’afficher de bonnes statistiques en 2018 grâce, entre autres, aux projets d’infrastructures d’envergures dans la grande région de Montréal. Les chantiers du REM, du pont Champlain et de Turcot génèreront encore plusieurs emplois au cours des prochaines années.

D’un autre côté, les négociations concernant les accords de l’ALENA seront à surveiller en 2018 et demeurent un facteur d’incertitude. Malgré ce risque, l’emploi devrait poursuivre sa lancée en 2018 et donc soutenir la demande de logements.

 

Est-ce qu’il y aura des acheteurs pour nos vieilles maisons ?

Avec la bonne tenue de l’emploi, une plus grande proportion des ménages pourrait être tentée de devenir propriétaire en 2018, mais encore faut-il qu’ils en soient à un stade de leur vie propice à l’achat. Certaines régions font face à un vieillissement de population qui se traduit par un faible nombre de jeunes ménages.

En 2016, dans la région Gaspésie-île-de-la-Madeleine, il y avait 0,85 personne âgée de 25 à 34 ans pour chaque sexagénaire. Ainsi, peu de ménages se situent dans la tranche d’âge de la majorité des nouveaux acheteurs potentiels par rapport au nombre de ménages qui sont en âge d’être des vendeurs potentiels. Un tel ratio implique généralement un marché où l’offre de propriétés est grande relativement à la demande, ce qui limite la croissance des prix.

Avec des ratios inférieurs à 1,2 personne de 25 à 34 ans pour chaque individu de 70 à 79 ans, les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Maurice risquent également d’être moins dynamiques que d’autres au cours des prochaines années.

À l’opposé, les régions administratives de Montréal et de l’Outaouais comptent plus de 2 personnes âgées entre la mi-vingtaine et la mi-trentaine pour chaque sexagénaire. D’ailleurs, ces deux régions ont été parmi les plus dynamiques en 2017. Elles devraient continuer de se distinguer en 2018 étant donné leur bassin important d’acheteurs potentiels au cours des prochaines années.

De plus, Montréal attire une majorité des migrants au Québec. Même si ceux-ci augmentent principalement la demande de logements locatifs à leur arrivée, ils ont tout de même une certaine incidence sur le marché immobilier de la copropriété et de l’unifamiliale.

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Source: www.lesaffaires.com Blogue marché immobilier/Joanie Fontaine 19 déc 2017